Perdre son temps sur Facebook

Perdre son temps sur Facebook : la productivité au travail en prend un coup

Emploi

Si Facebook fait gagner annuellement des milliards de bénéfices à son fondateur, ce n’est souvent pas le cas pour certaines entreprises qui accusent le réseau social le plus populaire au monde d’être la source de la non performance de certains de leurs employés. Entre inconvénients et avantages, les avis divergent.

L’usage tendant vers l’abus

Les utilisateurs de Facebook n’ont pas d’âge. En France, les vieux comme les jeunes membres jettent un coup d’œil sur leurs smartphones, ne serait-ce que quelques minutes par jour, pour se faire de nouveaux amis, voir les fils d’actualité, Liker des publications, créer des profils, partager des statuts ou envoyer des messages. Selon des études réalisées en 2017, un membre français passe en moyenne plus de cinq heures par mois sur Facebook pour des visites qui se nombrent à près de 600 pages dans le même période. Un chiffre qui vraisemblablement provoque l’appréhension chez certains employeurs.

Un gouffre financier se chiffrant en milliards

Le résultat d’une enquête menée par un institut au Royaume-Uni a conforté cette inquiétude des entreprises. Selon cet institut, les réseaux sociaux ont en effet engendré une perte colossale de l’ordre de 1,5 milliard d’euros à l’économie britannique. L’une des causes serait l’inactivité au travail due à l’utilisation abusive des réseaux sociaux. Si les travailleurs enquêtés concèdent 40 minutes de leur temps de travail hebdomadaire sur leur compte, ils déclarent que certains de leurs collègues y passent une heure de temps par jour. Ce qui n’est pas sans impact sur la performance et la productivité des entreprises.

Un outil de travail à part entière

Les avantages que représente la vulgarisation des réseaux sociaux sont cependant indéniables. Pour les employeurs, Facebook offre la possibilité d’avoir un aperçu sur la personnalité des candidats postulant à un poste de travail dans leurs entreprises. Plus de la moitié des employeurs optent d’ailleurs pour cette méthode pour mieux connaitre les candidats.

Pour bon nombre d’entreprises, les réseaux sociaux constituent même un outil de travail à part entière pour la prospection de clients, les échanges professionnels, les promotions commerciales à titre d’exemple.

Responsabiliser, règlementer

« Tout est question d’éducation », selon la conclusion d’une étude parue en 2012 au Ghana sur les réseaux sociaux. L’objectif étant l’utilisation plus responsable des réseaux sociaux. Pour éduquer, certaines entreprises optent pour une méthode plus radicale telle que la règlementation de l’usage des réseaux sociaux en milieu professionnel. Cette solution est généralement adoptée afin de limiter les dégâts que peuvent engendrer l’abus des réseaux sociaux au travail. D’autres relèguent les réseaux sociaux au rang des distractions et n’autorisent leur utilisation que lors des pauses café ou déjeuner.

Facebook face à l’addiction de ses membres

Côté éducation, Facebook s’y est également mis en créant « Your time on Facebook ». Comme son appellation le suggère, cette option permet aux membres de mesurer leur temps de connexion sur la plateforme et de le limiter en fixant un seuil d’alerte.

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